Mois d'août oblige, la cueillette de mûres s'impose. Au menu : sorbet banane-mûres (sans sorbetière), salade de fruits et confiture. En faisant ma gelée et mon sorbet de mûres, je me suis retrouvée avec la pulpe et les pépins qu'on retire habituellement à l'étamine. Plutôt que de les jeter, j'ai voulu en faire un cuir de mûres, ces fines feuilles de fruit séché qu'on roule comme une friandise. Le goût était bien là, intense et fruité, mais la texture non : un vrai concentré de pépins qui se coincent entre les dents, croquant sans être agréable. J'ai recommencé avec de la pulpe fraîche filtrée, et cette fois le résultat était à la hauteur. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, parce que ces pépins récupérés ont finalement trouvé leur utilité ailleurs.
La texture d'un bon rouleau de fruits dépend presque entièrement de la finesse de la purée. Des mûres mixées puis passées au tamis pour retirer les pépins donnent une pâte lisse qui sèche en une feuille souple, sans aucun grain qui accroche sous la dent. C'est cette étape de filtrage, plus que la recette elle-même, qui fait toute la différence entre un cuir de fruits agréable et un ratage croquant.
Plutôt que de jeter les pépins et la pulpe filtrée, gardez-les. Séchés puis mélangés à d'autres graines, ils s'intègrent très bien dans des crackers faits maison, sur le même principe que mes crackers kéto aux graines. Les pépins de mûre apportent un peu de croquant et une pointe acidulée à la pâte, exactement ce qui posait problème dans le cuir de fruits devient un atout dans un cracker. Rien ne se perd, tout se transforme.
Cette recette est née d'un ratage assumé, celui du premier cuir de mûres bourré de pépins, et elle a fini par m'apprendre à ne plus rien jeter de mes fruits rouges. Et vous, avez-vous déjà transformé un essai raté en deux recettes au lieu d'une ?
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Rouleaux de mûres maison, un cuir de fruits sans pépins et sans rien gaspiller : la texture qui fait toute la différence.