J’avais une boîte de pois chiches ouverte et, comme souvent, j’ai hésité à jeter le jus. L’aquafaba, je l’avais déjà utilisé pour les meringues véganes, mais là j’avais envie de l’intégrer dans un plat salé. L’idée d’une crème de pois chiches m’est venue comme alternative à un houmous classique. J’ai voulu faire ma version, plus protéinée, sans gluten, avec ce que j’avais sous la main. La quenelle de ricotta salée et poivrée posée dessus au moment de servir, c’est l’ajout qui a tout changé. Elle fond doucement dans la bouche et crée une texture qu’on n’attendait pas du tout. Cette recette fonctionne aussi bien chaude que froide : idéal pour les soirées d’hiver ou la chaleur estivale.
Pourquoi cette crème de pois chiches tient vraiment au corps
La plupart des crèmes de légumineuses utilisent uniquement les pois chiches mixés avec du bouillon ou de la crème fraîche. Ici, le jus de pois chiches entre dans la préparation dès le mixage. Il apporte une densité naturelle et un goût légèrement umami qui renforce l’ensemble sans masquer les pois chiches. Pas besoin d’épaississant, pas de farine, pas de liant.
Le profil protéique est sérieux. Les pois chiches figurent parmi les légumineuses les plus riches en protéines végétales, avec un beau apport en fibres qui stabilise la satiété. La quenelle de ricotta vient doubler la mise : elle ajoute des protéines animales et des lipides qui transforment ce qui pourrait n’être qu’une soupe en un vrai repas complet. Pour un plat végétarien sans gluten prêt en vingt minutes, c’est un rapport effort-résultat difficile à battre.
Valeurs nutritionnelles : pour qui ?
Cette recette convient aux personnes qui cherchent à augmenter leur apport en protéines sans viande, aux intolérants au gluten, et à ceux qui veulent un plat du soir léger mais rassasiant. Elle s’intègre très bien dans un menu de semaine à côté d’un tartare de courgettes à la crème de chèvre ou d’un crumble salé aux courgettes pour varier les textures.
Les pois chiches ne conviennent pas à un régime cétogène strict en raison de leur teneur en glucides. En revanche, leur index glycémique modéré (autour de 30) et leur richesse en fibres en font un glucide de qualité, bien toléré même par les personnes sensibles aux variations glycémiques. Pour aller plus loin sur la composition nutritionnelle des légumineuses, la base CIQUAL de l’ANSES est la référence française.
Variantes pour adapter la recette
Version épicée : une pincée de piment d’Espelette ou de zaatar dans la crème chaude juste avant de servir. Un filet d’huile d’olive parfumée au moment du dressage fonctionne aussi très bien.
Version encore plus protéinée : ajouter un œuf poché au centre de l’assiette à la place de la quenelle de ricotta. Le jaune qui coule dans la crème chaude, c’est une autre façon de finir le plat.
Version avec garniture croustillante : quelques pois chiches entiers revenus à la poêle avec de l’huile d’olive et du cumin font une garniture croquante à poser sur la crème. Contraste de texture garanti.
Sans mixeur plongeur : un moulin à légumes passe-vite suffit. La texture sera légèrement plus granuleuse, mais très agréable. Au Jolant on n’avait pas toujours le bon outil sous la main, et les résultats étaient souvent plus intéressants qu’avec les machines parfaites.
En version froide : servie à température ambiante avec des crudités, cette crème devient une entrée estivale proche d’un houmous, mais plus fluide et plus douce.
Erreurs à éviter
Ne pas jeter le jus de pois chiches avant de commencer. C’est lui qui apporte la texture soyeuse et évite d’ajouter de la crème ou du beurre. Si votre boîte est peu remplie en jus, gardez-le séparé et ajoutez-le progressivement pendant le mixage selon la consistance souhaitée.
Ne pas mixer trop longtemps sans ajouter de liquide. Les pois chiches chauffent dans le mixeur et la préparation peut devenir collante et compacte. Ajoutez le jus en plusieurs fois en mixant par à-coups. La crème doit couler doucement de la cuillère, pas tenir en bloc.
Ne pas saler avant de goûter. La ricotta salée apporte déjà du sel au dressage. Si vous salez la crème en cours de cuisson puis ajoutez la quenelle, vous risquez un résultat trop salé. Assaisonnez la crème avec retenue, ajustez après avoir posé la ricotta.
Ne pas préparer la quenelle trop à l’avance. La ricotta doit être froide pour former une belle quenelle qui tient à la cuillère. Si elle a trop attendu à température ambiante, elle s’aplatit au contact de la crème chaude avant le service. Formez la quenelle au dernier moment.
Ne pas servir la crème à ébullition. Si elle est trop chaude, la ricotta fond immédiatement et se mélange avant que le convive ait le temps d’apprécier les deux textures séparément. La crème doit être bien chaude, pas bouillante, au moment du dressage.
Vous l’avez essayée avec d’autres fromages frais ou d’autres garnitures ? Je suis curieuse de voir vos versions. Partagez votre assiette sur Instagram en taguant @sommerfoodle !
Crème de pois chiche-ricotta salée
Description
Crème de pois chiches au jus de pois chiche, quenelle de ricotta salée : sans gluten, végétarienne, hyper protéinée. Prête en 20 min.
Crème de pois chiche et ricotta
Crème de pois chiche, ricotta
Versez les pois chiches et le jus dans un bol de mixeur
Mixez avec le curcuma, de l'ail , sel et poivre, jusqu'a ce que la crème soit bien lisse. Vous pouvez rajouter un peu d'eau si vous souhaitez un résultat plus fluide.
Préparez la ricotta, en la mélangeant bien avec du sel et du poivre pour obtenir une texture lisse.
Versez la crème (chaude ou froide) dans les bols et y déposer une quenelle de ricotta. Servez avec de la coriandre ciselée et une tranche de pain grillé.
